Hacker

Michael Mann

Les nouvelles règles du jeu

On aime Michael Mann parce qu’il est l’un des rares à savoir offrir un cinéma de grande qualité et populaire à la fois. Hacker confirme cette tendance : une œuvre grand public mais artistiquement ambitieuse. Six ans après son dernier film (Public Enemies), on retrouve donc ce réalisateur avec grand plaisir.

Le nouveau Michael Mann est un film dans l’air du temps. Un monde contrôlé par l’informatique, du marché de la bourse aux réacteurs nucléaires, en passant par les virements bancaires. Des malfrats de plus en plus difficile à identifier, presque dématérialisés… C’est sur cette toile de fond que se dessine le scénario. Hathaway, ancien pirate informatique purgeant 13 ans de prison, est contacté par le FBI pour identifier un blackhat (le titre original du film – comprenez : un hacker mal intentionné) sur le point de réaliser le « casse » du siècle.

Dès la première séquence (le cheminement vertigineux d’un virus dans les circuits d’un ordinateur), le réalisateur de Collateral impressionne. Le reste du film vous captivera. Au plus près des personnages (on est parfois proche de l’effet « go-pro »), on suit ce thriller moderne avec attention. Les dimensions informatique et psychologique de l’intrigue laissent par moments la place à d’incroyables scènes de poursuites et de fusillades. Du grand art !

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Quel talent ! Quelle virtuosité ! La finesse de la mise en scène ne sacrifie à aucun moment l’immersion du spectateur. Un vrai film populaire, captivant et artistiquement abouti. Les ralentis (jouissifs), la romance (nécessaire) et les vues aériennes de Hong Kong (sublimes) : Hacker est bourré de qualités.

Ne vous privez pas de cette sucrerie cinématographique. C’est bon et c’est sain. À 72 ans, Michael Mann prend un instantané extrêmement pertinent de notre monde moderne et de ses enjeux économiques. Le film sera probablement boudé par une certaine critique, qui aura tout faux : Hacker, c’est du super cinoche !

HACKER

BLACKHAT

États-Unis (2015). 2h13. Réal. : Michael Mann. Scén. : Morgan Davis, Michael Mann. Dir. photo. : Stuart Dryburgh. Déc. : Victor J. Zolfo. Cost. : Colleen Atwood. Mont. : Jeremiah O’Driscoll, Mako Kamitsuna, Stephen E. Rivkin, Joe Walker. Mus. : Harry Gregson-Williams, Atticus Ross. Prod. : Jon Jashni, Michael Mann, Thomas Tull. Cie de prod. : Legendary Pictures, Forward Pass. Dist. fr. : Universal Pictures International France.

Int. : Chris Hemsworth (Nicholas Hathaway), Viola Davis (Carol Barrett), Tang Wei (Lien Chen), William Mapother (Rich Donahue), John Ortiz (Henry Pollack), Holt McCallany (Mark Jessup), Wang Lee-hom (Chen Dawai), Yorick van Wageningen (Sadak).

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Une réflexion sur “Hacker

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